Travaillons-nous pour aujourd’hui ou pour demain ?
26 novembre 2009 at 14 02 34 1134 Laisser un commentaire
J’en ai plus qu’assez d’arriver sur des rendez-vous de prospection commerciale en étant reçu avec des armes à gros calibre et des gilets pare-balles. Ceci est un raz le bol ! car c’est coup sur coup ce qui vient de m’arriver et ce n’est pas la première fois…
Voici le contexte :
J’arrive dans une société qui a manifesté son désir de changer de système d’information, jusqu’ici égoïstement, c’est une bonne nouvelle pour nous. Je viens alors avec nos solutions techniques mais aussi avec notre manière de faire et de vivre les choses notamment les relations avec nos clients. Et là je me retrouve face à des interlocuteurs méfiants, hostiles pour certains, incrédules généralement, à qui je dois tout démontrer trois fois avant qu’ils ne consentent à se dire que peut-être je dis un temps soit peu la vérité. Ensuite, dès que je leur parle de hotline, je voie des sourires entendus qui veulent dire « cause toujours on nous a déjà fait le coup » etc…
Et là je dis J’EN AI MARRE. Quelques sociétés que je n’appellerais pas de services, prennent tellement leurs clients pour quantité négligeable qu’elles nuisent à l’ensemble de notre profession. Nous sommes passés d’une perception de magiciens dans les années 90, à une perception de bandits de grands chemins. Aucune n’est réaliste, mais j’ai le regret de constater que la seconde dans certains cas est plus proche de la réalité.
Deux principales conceptions sont à l’origine de tout ceci.
Primo, le prestataire, si on peut l’appeler ainsi, vend des fonctionnalités inexistantes, du vent, et qui n’existeront jamais dans certains cas. Ce dernier se dit alors « une fois que le client sera équipé il ne pourra plus faire machine arrière ».
Deuxio, certaines sociétés de services envisagent le support client comme un mal nécessaire, qui a un coût qu’il faut minimiser au maximum. D’autant plus que par définition, le client est déjà client et donc à quoi bon investir dans la hotline ? Du coup, ce service ne sert plus à rien et l’on rejoint ainsi le premier point…
J’ai envie ici de poser deux questions : la première aux sociétés de services comme la mienne
« travaillez-vous pour aujourd’hui ou pour la pérennité de votre entreprise, donc de votre clientèle? » La deuxième aux clients « êtes-vous totalement innocent de cette situation et ne faut-il pas que vous disiez aussi STOP ? »
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